La transformation de l’ingénierie des infrastructures d’ici 2022

Comment l'ingénierie des infrastructures va-t-elle se transformer dans les années à venir ? La réponse avec Tim Green, notre expert et Global Head of Critical Environments, Energy and Sustainability – ISS. 

 

L’Internet des objets

Les données, la technologie et l'Internet des objets (IoT) joueront un rôle très important dans le domaine du facility management. L'ingénierie des infrastructures s'orientera vers l'analyse des données et les professionnels l'utiliseront pour prendre des décisions plus éclairées sur les actifs et les risques. Cette technologie permettra la communication « capteur à capteur » ou système à capteurs, afin de prendre des décisions grâce à l'apprentissage par les statistiques (machine learning) et à l'intelligence artificielle.

L’automatisation

La robotique sera encore plus autonome. Nous verrons probablement plus de robots nettoyeurs et de transpalettes automatisées pour soulever et déplacer les articles dans les entrepôts et les usines.

Du point de vue de l'ingénierie, l'utilisation des drones augmentera afin d’effectuer les inspections des toits et des gouttières. Nous assisterons également à l'introduction des véhicules autonomes (de bas niveau) pour effectuer les inspections de gestion d’actifs (Asset Management) et la collecte de l’information.

Les collaborateurs

Au fur et à mesure que la technologie évolue, le type de travailleurs que l'industrie attire devient différent. Dans les années à venir, nous allons avoir besoin d'un travailleur moins physique mais capable d'analyser les données et de prendre des décisions concrètes à partir de ces dernières. Les personnes seront embauchées pour  leur capacité à exécuter les procédures liées aux données avec exactitude et précision.  Le comportement des candidats fera l'objet d'une évaluation plus approfondie afin de déterminer s'ils possèdent l'ensemble des compétences requises pour ce genre de travail. Il s'agira de former les collaborateurs afin qu'ils sachent comment exploiter la technologie et les données afin d'offrir un milieu de travail plus sain et plus sécurisé.  

Les capteurs

Il y aura une réduction du volume des tâches à faible valeur ajoutée à mesure que les capteurs font leur apparition sur le lieu de travail. Il en résultera une réduction de notre empreinte environnementale. Dans le passé, une activité de maintenance préventive planifiée nécessitait une visite physique du site. Cela est en train de changer car la nature économique des capteurs permet une surveillance à distance. Avant, un compteur électrique exigeait qu'une personne effectue une lecture physique sur place. Mais maintenant, nous pouvons introduire des solutions de télérelève des données énergétiques - c'est un moyen très facile, rapide et efficace d'effectuer ces tâches.

La gestion des déchets en est un autre exemple : des capteurs sont installés sur les bacs pour vous permettre de contrôler si les bons articles sont déposés, quand le bac est plein et doit être vidé.  Si un capteur récupère une donnée particulière, il pourra alors envoyer une autre commande automatiquement. Par exemple, si un équipement tombe en panne ou doit être remplacé, un capteur peut déclencher une commande automatique au fournisseur pour que l'article soit livré sur le site. Un ingénieur peut alors coordonner, en utilisant les mêmes données, l'arrivée sur le site, le remplacement de l'article et l'exécution des réparations - " maintenance juste à temps ".   Mais si les capteurs réduisent certainement les tâches à faible valeur ajoutée, cela ne signifie pas pour autant la fin de ces dernières mais simplement que les compétences requises peuvent changer.

Tim Green, global head engineering and sustainability