Concevoir un environnement de travail idéal

Concevoir un environnement de travail adapté à chaque employé et qui aide à être plus productif n'est pas une mince affaire. Cela nécessite une réflexion approfondie et une planification minutieuse. Voici quelques-unes des difficultés à connaître.

Le bâtiment est-il entièrement fonctionnel ?

Nous négligeons souvent une étape simple mais primordiale : vérifier si le bâtiment est fonctionnel. Et pourtant, s’il n’y a pas de puissance, pas d’éclairage ou si pour une raison quelconque nous ne pouvons pas contrôler les températures, alors tout l’espace de travail ne peut pas être occupé.

Contrôle de la température

Dans les régions nordiques comme le Danemark ou le Royaume-Uni, l’humidité n’est pas un enjeu majeur. En revanche, dans les régions tropicales d’Asie comme Singapour ou l’Inde, mais aussi certaines régions des États-Unis, l’humidité est devenue un problème qui peut impacter l’environnement de travail et la productivité des salariés.

De plus, la perception du chaud et du froid est différente en fonction des personnes. Le contrôle de la température est un véritable défi pour les gestionnaires de bâtiments. Nous devons travailler de concert avec les occupants du bâtiment pour surveiller, gérer et mettre en place des systèmes pour faire face à ces différents défis qui varient en fonction des pays et des saisons.

L’éclairage

L’éclairage joue un rôle crucial dans un espace de travail à plusieurs niveaux. L’éclairage des tâches est la forme d’éclairage la plus importante car cela permet à l’occupant de travailler efficacement à son poste de travail et d’éviter ainsi la fatigue oculaire.

Le prestataire de facility management devrait tenir compte de la couleur de la lumière et l’éclairage variable tout au long de la journée, afin de garder les travailleurs actifs. Le matin, une lumière chaude et jaune peut être plus acceptable et dans l’après-midi une lumière blanche, plus stimulante.

Des astuces existent pour utiliser l’éclairage pour source de bien-être et de productivité. La lumière peut être adaptée aux attentes du corps. Les recherches montrent que la lumière permet de guérir certaines maladies.

Enfin, l’éclairage doit être adapté en fonction de la saison et du pays. L’éclairage ambiant peut être utilisé de différentes manières. Par exemple, un couloir peut nécessiter un éclairage différent de celui d'un bureau principal.

Circulation et qualité de l’air

La qualité de l’air peut avoir un impact sur la santé des collaborateurs si un bâtiment, ou une partie du bâtiment, n’a pas suffisamment d’air extérieur. Ouvrir les fenêtres afin de ne pas dépendre de la climatisation peut sembler être un moyen évident pour améliorer la qualité de l’air dans un espace de travail.

Cependant, cela peut considérablement perturber la température et l’humidité, causant de fortes déperditions énergétiques et laissant du dioxyde de carbone ou d’autres polluants pénétrer dans l’espace de travail.  Or, les systèmes de climatisation filtrent l’air et s’adaptent en fonction de l’occupation du bâtiment. Il est cependant nécessaire de surveiller continuellement les niveaux car les utilisateurs produisent du monoxyde de carbone, ce qui conduire à la léthargie.

Le bruit

Les capteurs technologiques qui mesurent les endroits bruyants et silencieux au bureau permettent aux employés de trouver le meilleur endroit pour travailler. Certains préfèrent un endroit où il y a un peu de « bruit blanc ».  La technologie pour rendre les bâtiments plus intelligents dans ce domaine ne cesse de croitre et de se développer afin de répondre aux besoins des collaborateurs.

Les ascenseurs et les escalators 

Les ascenseurs et les escaliers mécaniques sont importants mais ne sont pas souvent évoqués dans les sujets liés aux environnements de travail. Les ascenseurs peuvent être efficaces pour les utilisateurs si le temps d’attente après l’appel n’excède pas 20 à 30 secondes. L’ascenseur reste un moyen très sûr d’amener les collaborateurs aux différents étages d’un bâtiment mais une petite secousse peut rendre le passager très nerveux. La réactivité en cas de défaillance mécanique est donc primordiale.

De nos jours, les ascenseurs sont intelligents et intégrés aux systèmes de gestion des bâtiments et aux capteurs Wi-Fi. Ce qui permet de mieux prévoir et gérer les flux de passagers, en particulier aux heures de pointe comme le matin et à midi.

 

Auteur :
Martin Jolly
ISS - Head of Engineering